« Sous Terre », première aide au développement

Après mon projet de série Clandestins co-créé avec Duong Dang Thaï qui a obtenu l’aide à l’écriture du Fond d’aide à l’innovation du CNC en septembre 2015, c’est au tour de mon nouveau projet de long-métrage, Sous Terre de recevoir sa première  aide au développement toujours par le CNC à la session de février 2016. Youpi !!! L’histoire de Sous Terre, que nous avons imaginé Thomas Rio et moi, est celle d’une jeune femme ouvrière à l’Inspection des carrières de Paris, qui se retrouve coincée sous terre suite à un effondrement de terrain, en lutte pour sa survie… 

« Clandestins », Work in Progress

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Séquencier du Pilote de « Clandestins » , work in Progress…

« SOUS TERRE » aux 13ème rendez-vous Franco-allemands du cinéma

Sous Terre, mon nouveau projet de long-métrage, produit par Talweg Films a été sélectionné à ce Forum de Coproduction qui se déroule à Marseille les 26 et 27 novembre prochains… A suivre !

Des infos sur le site des Rendez-Vous ici

 

 

Michel en festival

Michel est sélectionné au Festival Paris Court Devant dans la section « Ca tourne en Ile de France ». La projection aura lieu vendredi 6 novembre à 20h15 au cinéma le Paradis à Fontainebleau.

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Toutes les infos avec les films projetés sur le site du Festival

 

Festival de l’Histoire de l’Art de Fontainebleau

Samedi 30 mai, trois de mes courts-métrages seront projetés au festival d’Histoire de l’Art de Fontainebleau dans le cadre d’une carte blanche.

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Toutes les infos sur le site du festival.

 

 

Diffusion du « Bureau des légendes »

La saison 1 du Bureau des légendes  (10X52 min) créé par Eric Rochant sur laquelle j’ai travaillé comme scénariste durant 10 mois en 2014, débarque sur Canal Plus lundi 27 avril avec la diffusion des deux premiers épisodes !

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Site de la série

Fiche Allociné 

Et la bande annonce….

 

 

« Michel » sur France 3

Michel est diffusé sur sur France 3 dans la prochaine émission de courts-métrages de la chaîne, Libre court. Thématique de l’émission : Eclectiques, ce qui correspond bien au film et au personnage lui-même…

Cela se passe vendredi soir prochain, le 3 avril vers 1h du matin (donc en fait dans la nuit de vendredi à samedi).

Lien vers Libre court

Lien vers le film annoncé sur le site de France 3

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Un teaser pour « le bureau des légendes »

La nouvelle série Le bureau des légendes d’Eric Rochant sur laquelle j’ai travaillé comme scénariste au sein de toute une équipe d’écriture est en postproduction. Actuellement, on peut en voir un teaser sur le site de Canal Plus. Et aussi un petit reportage sur les coulisses du tournage et des interview.  Vivement la diff’ !

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Meilleure année 2015 possible

Vendredi 10 Janvier, Porte de Vincennes. Je suis passée quelques minutes. Vague sentiment de culpabilité. Pourquoi suis-je là ? Curiosité un peu malsaine ? Je ne crois pas. Envie de voir en « vrai », de décrocher de la suite d’images et de mots, de la télé, des mecs qui tweetent, des mecs qui postent sur facebook dans un flot ininterrompu depuis mercredi.

Je me souviens des premières secondes : 13h, la voix d’Elise Lucet sur France 2 alors que j’allume le gaz sous ma casserole. Elle annonce l’attentat à Charlie Hebdo. Je crois d’abord à un fake de mauvais goût, un poisson d’avril. Merde, on n’est pas en avril. Les images défilent, c’est pas possible, c’est pas possible…

Pensée immédiate pour mes jeunes cousins italiens que j’héberge ces jours-ci. Ils sont justement, pour leur dernier jour à Paris, en train de sortir du métro Bastille, ils ont rendez-vous avec la fille d’une amie. Et puis il y a ma mère et le reste de la famiglia qui les attendent devant le Louvre. Merde, merde, merde, les musées, le métro, la Bastille, tous les lieux où il ne faut pas être là, maintenant, tout de suite, avec deux tueurs en cavale dans les rues de Paris, peut-être davantage en parallèle. On ne sait encore rien.

La télé annonce qu’ils sont partis vers le Nord mais en est-on sûr ? Elise est super alarmiste, genre : « les autorités conseillent de rester chez soi ». Je saute dans ma voiture. Pas question que mon petit monde à moi passe la journée à jouer les touristes à Paris. Pas question de les savoir rentrer en métro. De toute façon, cette façon, impossible de se remettre derrière l’ordi. De travailler sur mes nouveaux synopsis, de réécrire pour la quinzième fois un scénario, de me pencher sur les prochaines deadlines du CNC. Tout paraît futile d’un coup.

Avant que je parte, Elise annonce les noms des morts. C’est pas possible, c’est pas possible. Wolinski, ce mec qui m’a fait tant fait rire quand j’avais douze ans avec ses livres de dessins de cul qui traînaient dans les chiottes chez les parents ? Cabu, cette gueule de gentil avec ses grosses lunettes, sa coupe de cheveux improbable ? Les mecs de Charlie Hebdo, ce canard fendard, morts mitraillés ??? Non, non, c’est pas possible. Il doit y avoir erreur ou alors c’est grave. Très grave.

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Je ne pense qu’à ça (Wolinski)

Les rues de Paris mercredi après-midi. Deux flics armés avec gilets pare-balle, postés à chaque carrefour. Récupération de la famiglia devant la pyramide du Louvre. Les cousins sont un peu déçus, ils ne comprennent pas bien ce qui se passe et en même temps, ils reçoivent des textos de leurs copains italiens : siete ancora vivi ?!? (vous êtes encore vivants ?).

18h, place de la République. C’est pas mon style les rassemblements, les manif mais là aujourd’hui, trop, c’est trop. Alors j’ai pris mon vélo et je suis venue. Un type escalade la statue, accroche un bout de tissu noir. Les gens applaudissent, tous en choeur. Je ne sais pas pourquoi. Les mouvements de foule, les masses galvanisées qui font tous les mêmes gestes au même moment. Y a rien à faire, c’est pas mon truc.

Sur facebook, un seul statut, une seule photo de profil se propagent à la vitesse de l’éclair : je suis Charlie. Ah d’accord. Pourquoi pas ? Ca sonne un peu pub pour Nikon avec ses « je suis » à toutes les sauces. Ca fait penser à facebook avec ses mentions « j’aime » tout et n’importe quoi qui ne veulent plus rien dire. Mais bon. En même temps, c’est pratique. Ca ne fâche personne. Personnellement, j’aurais préféré voir fleurir de partout les dessins des morts.

Place de la République donc. Des gens. Beaucoup. Quelques drapeaux de la CGT. Foutez-les vous au cul vos drapeaux, on s’en fout. Je croise un gars de notre grande famille du cinéma. Polie, je m’avance, je dis bonjour tout en me rendant compte au même moment qu’il tentait plutôt de m’esquiver. Trop tard. Il s’excuse, il dit que c’est pas le bon moment pour parler. J’acquiesce mollement. En mon fort intérieur, je me dis : « t’as raison, attendons d’être mort pour parler ».

Je rentre. Dîner avec toute la famiglia pour le dernier soir des cousins italiens. Au dessert, on ressort les vieux bouquins de Cabu, de Wolinski, on retrouve un Charlie Hebdo, celui bien rigolo qui titre « Intouchables 2 » avec Mahomet en fauteuil roulant. On leur montre, on leur explique que toutes les religions en prenaient pour leur grade.

Le lendemain matin. Des sirènes d’ambulance au moment où je me réveille. C’est bizarre. Comme une appréhension. J’ai l’impression que ça va prendre du temps avant que cette sensation à chaque sirène entendue disparaisse. J’allume la télé : a-t-on attrapé les tueurs ? Bam, tuerie à Montrouge… Ca recommence !!! Pauvre petite fliquette. Mais ils n’étaient pas censés être partis dans le nord, les tueurs ??? Voilà qu’ils sont plusieurs maintenant, on en est sûr.  La reprise du boulot, ce ne sera pas pour aujourd’hui… Je plains les collègues scénaristes qui ont des deadlines cette semaine. Ca ne doit pas être facile. Moi qui n’aime pas trop la télé, je n’arrive pas à m’en décrocher. Je me lève juste de temps en temps pour bouffer nerveusement des gâteaux. Mon mec se fout de ma gueule : « tu te transformes en moi ». Je tourne en rond, j’essaye de me mettre devant l’ordi. Rien à faire. Je trouve mes projets si futiles face à tout ça. Merde alors.

Je pense au Moulin d’Andé, ce havre de paix pour auteurs et autres artistes, en Normandie. C’est là-bas que j’ai commencé à écrire un peu sérieusement. Avant, je n’y arrivais pas. Après, c’est devenu comme une drogue dure. Je viens d’apprendre que Wolinski y était passé, au Moulin d’Andé ! Son « âme » d’artiste insufflait peut-être un peu de force à tous ceux qui passent là-bas et maintenant elle s’est envolée ???

Vendredi. La télé, la télé. Comment faire autre chose ? Alors que les tueurs sont maintenant cernés dans leur imprimerie du 77, on annonce la prise d’otages Porte de Vincennes dans le magasin casher. L’horreur qui continue. Porte de Vincennes, c’est tout près de chez moi ça !!!

La bretelle de périph’, des flics par dizaines, armés comme à la guerre, des centaines de voitures arrêtées sur la route, façon walking dead, les zombies en moins. Un putain de plan séquence en direct commence, qui va durer des heures, sans jamais être coupé. Juste la voix off d’Elise et des journalistes dessus. C’est d’une force incroyable. Les flics attendent, se regroupent, en vue de l’assaut. Il n’y a pas de triche, pas de montage, pas de manipulation. C’est juste vrai. A 18h, tout se termine. L’assaut, les cris, la violence, les morts, encore. 17 victimes et 3 walking dead…

Samedi 10 janvier 2015, Porte de vincennes, vers 14H. Je suis là avec mon vélo face au supermarché. Il y a toujours des flics, de la rubalise, pas celle des tournages, la jaune, celle des scènes de crime. Il y a la télé, même s’il n’y a plus rien à voir. The show must go on. Il y a des gens avec leurs appareils photos. J’ose espérer que ce ne sont que des journalistes. Et encore. Un peu de décence, bordel.

Je croise une famille juive : une jeune femme est en pleurs. Je me dis qu’elle connaît sans doute l’un des otages morts. Un jeune type m’aborde : il cherche le fleuriste du coin. On lui a dit que ce n’était pas loin. Je comprends qu’il veut mettre un bouquet devant le magasin. Un autre homme vient vers moi, l’air inquiet. « Vous savez ce qu’il se passe ? Pourquoi il y a de nouveau des flics ? Il se passe encore quelque chose ? J’espère que non ». Je lui répond que non, je ne crois pas. Ce sont juste quelques curieux. Je repars sur mon vélo, je passe devant le fleuriste. Il y a du monde qui fait la queue. S’il y en a un qui a fait son beurre aujourd’hui, c’est bien lui.

Je roule. C’est étrange, je regarde les gens dans les rues, tous ces anonymes qu’on croise comme ça, avec indifférence, par centaines  dans les grandes villes et on dont on se contrefout, il faut bien le dire. Et je sens que mon regard a changé. J’ai l’impression de tous les connaître ces gens. Je me dis que pour une fois, on a tous vécu, ressenti la même chose au même moment.

Je rentre chez moi. J’allume mon ordi et j’écris ce long texte parce que j’en ai envie et besoin. Besoin de mettre mes mots à moi, rien qu’à moi sur ces trois jours étranges où la vie s’est comme arrêtée.

Dimanche. Bain de foule à la Grande marche républicaine. On descend à Bastille et on prend le boulevard Beaumarchais. République, on n’y arrivera  jamais mais ce n’est pas important, l’essentiel, c’est d’être là. Et ceux qui disent que les gens qui sont venus là sont « récupérés », qu’ils aillent se faire foutre, à toujours voir le mal partout sauf là où il est.

Il y a des filles qui se sont fait des jolies coiffures avec des crayons de toutes les couleurs. C’est chouette et joli. Définitivement bloqué sur le boulevard, on fait demi tour pour se retrouver de nouveau bloqué à Bastille. On traverse la place par les couloirs du métro et on se rend à Nation par la rue de Lyon. De toute façon, quelque soit le boulevard ou la petite rue que l’on prend, il y a des « marcheurs républicains » partout. Nation. On arrive pile poil au passage de la Marianne en marionnette géante. Voilà, la marche est finie.

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Dimanche soir. France 2 encore. Une soirée Je suis Charlie avec des comiques, des chanteurs, et aussi ce qu’il reste de l’équipe de Charlie Hebdo. Ce soir, sur France TV, tout semble permis. Nagui et les autres balancent des gros mots et même des « bites » en prime time. Une vraie révolution…

Lundi. Il faut reprendre le boulot… Ames de Wolinski (et de tes potes tant qu’à faire), s’il vous plaît, revenez!

 

Le Bureau des Légendes en tournage

La série d’Eric Rochant pour Canal Plus, sur laquelle j’ai travaillé depuis septembre 2013 comme scénariste collaborateur entre en tournage. L’histoire se déroule dans l’univers de la DGSE. Au casting, notamment Mathieu Kassovitz, Jean-Pierre Darroussin, Léa Drucker, Florence Loiret-Caille… Une belle et prenante expérience !

Le pitch, le casting, les scénaristes et réalisateurs sur le site de Canal :

http://www.canalplus.fr/c-series/c-news-series/cid1134003-creation-originale-le-bureau-des-legendes-en-tournage.html

 

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